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Soudan du Sud : les violences communautaires inquiètent

Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a fait part vendredi de sa préoccupation concernant le niveau de violences communautaires au Soudan du Sud alors que le pays s’apprête à célébrer le premier anniversaire de la formation de son gouvernement d’union nationale.

 » Le Sud-Soudan a connu dans le même temps une escalade de la violence perpétrée à un niveau locale », regrette Yasmin Sooka, présidente de la Commission des droits de l’homme au Soudan du Sud.

Son organisation dit avoir recensé des cas de violences attribuées aux milices dans des milices dans plus des trois-quarts du pays. Avec l’utilisation enfants-soldats et l’utilisation des femmes comme butins de guerre.

L’ONU met en garde : les effusions de sang et les exactions subies par les civils sont « les pires enregistrées » depuis le début de la guerre civile dans le pays en décembre 2013. Une réalité qui contraste avec la normalisation de la situation à l’échelle centrale depuis la mise en place du gouvernement inclusif.

Dans son dernier rapport, la Commission décrit « des vagues d’attaques et de représailles » qui ont fait des centaines de morts dans l’État de Jonglei et la zone administrative du Grand Pibor.

Barney Afako, membre de la Commission des droits de l’homme, affirme que la signature du cessez-le-feu entre le pouvoir et l’opposition avait laissé « un vide » au niveau communautaire. « Parce que les parties en conflit, n’ont pas ensuite mis en place des gouvernements régionaux. Il n’y a pas de gouverneurs en place ou de commissaires de comté. Il n’y a donc personne pour s’occuper des clivages dans ces zones », souligne-t-il.

Pointant aussi du doigt, l’arsenal militaire abandonné dans les régions après l’accord de paix. Les armes seraient vendues au marché noir pour 25 000 shillings sud-soudanais, soit moins de quelques centaines de dollars dans ce pays. L’absence de l’autorité de l’Etat en province laisse le terrain libre aux manœuvres des milices, qui règnent sans foi ni loi.

Le nombre extrêmement élevé de combattants impliqués dans les conflits communautaires nourrit la crainte des responsables onusiens. « Jusqu’à 50 000 » impliqués dans une attaque à Padoi dans l’État de Jonglei et au moins 15 000 combattants dans une autre contre le village de Likuangole, toujours dans le même Etat ».

Source : africanews.com

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