RDC: 6 morts dans une nouvelle attaque d'un village dans l'Est

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Six personnes ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi dans une nouvelle attaque attribuée au groupe musulman ougandais Forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, selon des responsables locaux.

Cette tuerie est survenue après une relative accalmie d’une cinquantaine de jours.

« Les ADF ont fait une incursion dans le village Kyaninga, frontalier avec l’Ouganda, dans la nuit de jeudi à vendredi: six civils ont trouvé la mort, tués à l’arme blanche », a déclaré à l’AFP le député Baliesima Kudukima, élu du territoire de Beni.

« La population du village de Kyaninga est en fuite pour l’instant, après le massacre de six civils par des ADF », a déclaré pour sa part Noella Muliwavyio, présidente du réseau des organisations de la société civile du territoire de Beni.

« La population est en fuite vers Watalinga et Nobili. Nous demandons aux autorités de sécuriser ces populations », a-t-elle ajouté.

« Nous sommes en pleine opération contre les ADF. Jusque-là, nous n’avons pas encore le contrôle du village Kyaninga. Mais nous les poursuivons dans des profondeurs », a déclaré le major Mak Hazukay, porte-parole de l’armée dans la région, sans donner de bilan.

La dernière attaque d’un village du territoire de Beni attribuée aux ADF remonte au 24 février. L’armée avait déclaré avoir tué quatre miliciens, sans enregistrer de morts parmi les civils.

Les ADF sont historiquement des rebelles ougandais musulmans installés depuis 1995 dans l’Est du Congo, à l’époque pour poursuivre leur combat contre le régime du président Yoweri Museveni.

Ils sont tenus responsables du massacre de centaines de civils depuis 2014 dans la région de Béni, ainsi que de la mort de 22 Casques bleus depuis décembre 2017 et de dizaines de soldats congolais.

Depuis cette date cependant, les ADF ne revendiquent rien et n’affichent aucun leader.

Un officier congolais commandant les forces contre les présumés ADF d’août 2014 à juin 2015, Muhindo Akili Mundos, a été accusé par les Nations unies d’avoir soutenu « un sous-groupe des Forces démocratiques alliées, connu sous le nom d’ADF-Mwalika ». afp

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