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Ouverture controversée de la saison de la chasse à l’éléphant

La très controversée chasse à l’éléphant s’est ouverte mardi au Botswana, où la pandémie de la Covid-19 avait empêché le déroulement de la saison précédente.

Le Botswana abrite environ 130 000 éléphants, la plus importante population de ces animaux au monde. En 2019, ce pays enclavé d’Afrique australe avait levé une interdiction totale de la chasse, instaurée cinq ans auparavant pour inverser le déclin des populations d’éléphants et d’autres espèces. Cette levée avait suscité la colère des défenseurs de l’environnement.

L’an dernier, la pandémie de la Covid-19 et l’absence de touristes étrangers, notamment de Grande-Bretagne, d’Italie et des États-Unis avait conduit à l’annulation de la saison de chasse.

287 permis de tuer

L’Association des producteurs de Faune sauvage du Botswana (BWPA), qui regroupe des professionnels de la chasse, a salué la reprise, assurant qu’elle allait permettre aux communautés locales de retrouver des revenus. « Depuis que nous avons ouvert ce matin, nous avons eu des clients sur le terrain, certains venant d’aussi loin que l’Amérique », a affirmé le porte-parole.

Les riches chasseurs de trophée déboursent de fortes sommes pour obtenir l’autorisation d’abattre un animal, de l’argent qui, selon les partisans de la chasse, bénéficient ensuite aux communautés locales. Selon le directeur de l’organisme public chargé de la Faune et des Parcs nationaux, Kabelo Senyatso, les autorités ont délivré cette année 287 permis de tuer jusqu’à fin septembre.

Les éléphants de savane et forêt déjà en danger

Mais certains défenseurs de l’environnements’interrogent sur la façon dont sont établis les quotas et s’ils se fondent sur les preuves scientifiques concernant la population d’éléphants et sa pérennité. « Je comprends que la chasse puisse être utile en tant qu’outil de gestion de la faune, « mais cela devrait être fondé sur la science, or malheureusement, au Botswana, nous n’avons pas les ressources financières ou la main d’oeuvre formée pour des recherches sur la population des différentes espèces d’animaux sauvages », explique Map Ives.

De nombreux éléphants du Botswana traversent les frontières de la Namibie, de la Zambie et du Zimbabwe voisins. Les quatre pays ont appelé à une levée de l’interdiction mondiale du commerce de l’ivoire, en raison de la croissance de la population d’éléphants dans certaines régions.

Des décennies de braconnage et la destruction de leur habitant ont décimé les populations d’éléphants d’Afrique, a alerté en mars, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui classe l’éléphant de savane « en danger » et considère son cousin plus petit, l’éléphant de forêt en « danger critique d’extinction ».

Source : africanews.com

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