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Nigéria : Maiduguri toujours plongé dans le noir

Plus d’une semaine déjà que Maiduguri est à l’arrêt. Cette ville du nord-ouest du Nigéria est privée d’électricité après l’attaque d’une ligne à haute tension par des djihadistes.

La région subit les attaques quasi quotidiennes des djihadistes de Boko Haram et du groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), que l’armée du pays le plus peuplé d’Afrique peine à contrer. Depuis le 26 janvier et le sabotage d’une ligne électrique en périphérie de Maiduguri par des éléments de l’Iswap, il n’y a plus d’électricité dans la ville. « On est sans électricité depuis plusieurs jours et tous les habitants sont touchés. Il n’y a plus aucun éclairage et c’est pour cela que je suis venu réparer mon générateur », explique Joshua Blues, un résident de Maiduguri.

Trois millions d’habitants impactés

C’est la troisième fois en un mois que des djihadistes sabotent des lignes à haute tension autour de la ville. Les conséquences sont désastreuses pour les habitants touchées par une pénurie d’eau. « Le manque de lumière affecte sérieusement notre activité. Les gens ne se déplacent plus dans les magasins et les affaires sont très mauvaises « , se lamente Jefari Mamuda, une vendeuse d’électroménager. Ce sont ainsi plus de trois millions d’habitants de la capitale de l’État de Borno qui sont plongés dans le noir.

Maiduguri abrite également plusieurs camps de personnes déplacées par le conflit, qui ont dû fuir leurs maisons et dépendent presque exclusivement de l’aide humanitaire internationale pour survivre. Mais la coupure d’électricité n’a pas affecté les camps, alimentés en électricité par des installations solaires. La compagnie locale d’électricité a affirmé dans un communiqué qu’elle « travaillait à réparer la ligne électrique », sans donner plus de détail.

Les groupes djihadistes présents dans la région ciblent fréquemment les infrastructures électriques et de télécommunications Ils multiplient également les attaques meurtrières contre l’armée et contrôlent une partie des routes du nord-est, périlleuses pour les civils, y compris les employés de maintenance de la compagnie électrique. L’insurrection djihadiste qui a commencé en 2009 a fait au moins 36 000 morts et forcé plus de deux millions de personnes à fuir leur domicile.

Depuis la fin de l’année 2020, les attaques meurtrières se sont intensifiées dans la région, poussant le président Muhammadu Buhari à remplacer la semaine dernière les quatre principaux chefs de l’armée.

Source : africanews.com

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