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Murielle Ahouré nommée ambassadrice nationale de l’UNICEF

La championne du monde s’engage pour l’éducation des filles en Côte d’Ivoire et milite pour un cadre plus adapté à leur épanouissement par la pratique du sport.

Ce lundi 13 octobre, la sprinteuse de renommée internationale Murielle Ahouré est nommée ambassadrice nationale de l’UNICEF en Côte d’Ivoire. Par cette action, elle joint ainsi sa voix à celle de centaines d’artistes, d’athlètes et de personnalités à travers le monde, qui prêtent leur voix et leur talent pour que chaque enfant puisse naître et grandir en bonne santé, être protégé contre la violence et l’exploitation, manger une nourriture de qualité en quantité suffisante, avoir accès à de l’eau potable, vivre dans un environnement propre et aller à l’école, où qu’il soit et d’où qu’il vienne.

Pour Marc Vincent Représentant pays de l’UNICEF, « le choix de Muriel est une fierté pour notre organisation, car elles nous a impressionnés ces deus dernières années par son engagement à encourager les jeunes filles à poursuivre leurs études malgré leurs conditions difficiles ».

Ces deux dernières années, lors de visites dans des écoles publiques préscolaires, primaires et secondaires du nord du pays, elle a su trouver les mots pour relever l’importance de l’école et encourager les filles à poursuivre leurs études malgré les difficultés.


Spécialisée dans les épreuves de sprint au 60 m, 100 m et 200 m, Murielle Ahouré a commencé sa carrière à l’âge de 17 ans et a remporté sa première médaille en 2012 aux mondiaux d’athlétisme d’Istanbul, sa première apparition à l’international. Deux fois championne d’Afrique, six fois vice-championne du monde et deux fois championne du monde, Murielle Ahouré est, depuis 2018, championne de l’UNICEF pour l’éducation des filles et les droits des enfants.

Au centre de réinsertion professionnelle de Zagal, Murielle a su trouver les mots justes pour redonner de l’espoir à des jeunes filles qui ont eu un départ difficile dans la vie. Elle est une véritable source d’inspiration. Elle est une voix forte qui parle pour ceux et celles qui ne peuvent pas se faire entendre. L’éducation des filles est une cause qui lui tient particulièrement à cœur.

« Un enfant épanoui est le plus grand signe d’espoir pour un pays qui vise l’excellence. Prenons soin de nos enfants en général et de nos filles en particulier », affirme Murielle Ahouré.

La sprinteuse s’engage ainsi à encourager la solidarité et à attirer l’attention des gouvernants et du public sur les problèmes et difficultés auxquels sont confrontés les enfants vivant en Côte d’Ivoire. Elle participera à des campagnes d’information et de sensibilisation visant à susciter un changement social et culturel.

« Murielle Ahouré est un modèle positif pour la jeunesse, en particulier pour les jeunes filles. Son brillant parcours sportif fait d’elle un repère pour ces jeunes et une voix que l’on écoute. Nous sommes très fiers de pouvoir compter sur elle pour la défense des droits des enfants en Côte d’Ivoire », a déclaré Marc Vincent, le Représentant de l’UNICEF en Côte d’Ivoire.

L’une des activités en marge de cette nomination est le plaidoyer des jeunes filles élèves et sportives qui ont énuméré sans faux-fuyant les conditions déplorables dans lesquelles elles travaillent tout le temps. Parmi celles-ci la non-assistance sur les volets financiers, médicaux et psychologiques ce qui entraine généralement l’abandon du sport. Leur passion et leur rêve les a amené à trouver des solutions pouvant permettre à la jeune fille de devenir autonome grâce à la pratique du sport professionnel. Elles sont également rappelé la loi relative aux activités sportives en son article 4 qui stipule que « L’Etat apporte aux activités physiques et au sport l’aide morale, techniques et financières utiles à leur essor. L’article 18 quant à lui, traite la question sport et étude. Les jeunes filles ont alors décrié la non application de ces lois et leur conditions difficiles le démontrent bien.

Elles invitent donc les autorités ivoiriennes à :

– signer un partenariat entre le ministère des sport et le ministère de l’éducation et de la formation professionnelle afin de redynamiser le système sport et étude.

– faire la promotion des différents athlètes locaux et de l’OISSU,

– organiser des journées de détection pour permettre a un maximum de jeunes filles d’accéder a la pratique du sport professionnel

– réorganiser un colloque de représentant de club

– et avoir plus de transparence dans la gestion du budget alloué à la fédération pour permettre une amélioration du système de gestion des club sportifs.

A ce plaidoyer le ministre des sports et des loisirs, M. Danho Paulin entend donner une suite favorable.

Source : AfriqueFemme.com

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