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L’Espagne tente de ralentir l’arrivée de migrants sur son territoire

C’est une visite pour stopper un afflux devenu ingérable par les Espagnols.

Ce vendredi le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a rencontré à Rabat son homologue marocain, nouvelle étape d’une offensive diplomatique lancée par Madrid dans plusieurs pays africains pour empêchent de nouveaux départs de migrants vers l’Espagne, et plus particulièrement les îles Canaries, devenues une des portes d’entrées vers l’Europe les plus importantes pour l’immigration clandestine venue d’Afrique.

« Nous avons détaillé différentes mesures que nous devons adopter, principalement concernant le combat contre l’immigration clandestine et la lutte contre les organisations criminelles. Nous avons clairement défini des mesures complémentaires que nous devons adopter pour garantir la sécurité et combattre l’immigration clandestine comme nous l’avons fait dans le domaine du terrorisme, et garantir, je le répète, la sécurité de tous nos citoyens« , a déclaré à la presse Fernando Grande-Marlaska, après s’être entretenu avec Abdelouafi Laftit, le ministre marocain de l’Intérieur.

Depuis le début de l’année, plus de 16 700 migrants africains sont arrivés sur les Îles Canaries, soit 11 fois plus que l’an dernier sur la même période. Le gouvernement espagnol a annoncé la création de 7 000 places d’hébergements supplémentaires.

Jusqu’ici l’Espagne avait été fortement critiquée pour des conditions d’accueil dites « inhumaines » par les ONG, particulièrement sur le port d’Arguineguin, sur l’île de Grande Canarie, où quelque 2 000 migrants sont actuellement hébergés à même le quai.

Face à cette crise, deux ministres étaient aux Canaries vendredi, dont celui en charge des migrations, José Luis Escrivá.

Margarita Robles, ministre de la Défense espagnole, a refusé de répondre lorsqu’il lui a été demandé si le gouvernement envisageait de transférer des migrants dans la péninsule, comme le réclame le président socialiste du gouvernement régional des Canaries. Mais a toutefois estimé que le gouvernement devait « faire une autocritique » à propos de sa gestion de la crise migratoire.

Source : africanews.com

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