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L’élection présidentielle débute sous haute surveillance

Le pays se rend aux urnes à l’occasion d’un double scrutin présidentiel et législatif avec la menace d’attaques djihadistes et une suspicion de fraude dénoncée par l’opposition.

Jour d’élection ce dimanche au Burkina Faso. Roch Marc Christian Kaboré (MPP), en quête d’un second mandat présidentiel consécutif, part avec la faveur des pronostics face à la dizaine de candidats issus de l’opposition dont Zéphirin Diabré (UPC) et Eddie Komboïgo (CDP).

Des élections sous la menaces des djihadistes

Les élections se déroulent dans un contexte particulier : ce pays de 20 millions d’habitants, l’un des plus pauvres du continent, fait face à une insurrection djihadiste croissante. Un million de personnes ont dû fuir leur foyer ces deux dernières années et 1200 civils aurait été tués depuis 2015.

Ainsi, le double scrutin présidentiel et législatif ne pourra pas se tenir sur au moins un cinquième du territoire, Des troupes ont d’ailleurs été déployées ce dimanche pour assurer la sécurité des électeurs burkinabé. Le pouvoir redoute des attaques djihadistes dans plusieurs région du pays.

Zéphirin Diabré : « nous n’allons jamais accepter des résultats entachés d’irrégularités. »

Samedi, les membres de la Commission électorale nationale indépendante du Céni avaient supervisé la répartition des urnes dans les différents bureaux de vote de Ouagadougou. Un contrôle insuffisant pour l’opposition qui redoute des « fraudes massives » en faveur du président sortant.

« Il y a une grande opération orchestrée par le pouvoir en place d’une fraude massive pour légitimer un certain « coup K.O. » au lendemain du 22 novembre« , a assuré Zéphirin Diabré, entouré lors d’une conférence de presse par cinq autres candidats de l’opposition, dont Eddie Komboïgo. « Nous avons été informés que certaines urnes n’avaient pas de numéros, une porte ouverte a une fraude possible. D__urant tout le processus électoral, comme vous l’avez vous même constaté, l’opposition politique a toujours agi de façon républicaine pour préserver la paix sociale. Mais il est de notre devoir aujourd’hui d’interpeller collectivement la communauté nationale et internationale pour dire que nous n’allons jamais accepter des résultats entachés d’irrégularités.« 

En 2015, Zéphirin Diabré avait récolté moins de 30% des voix et n’avait pu empêcher Roch Marc Christian Kaboré d’être élu dès le premier tour avec 53,49% des suffrages. Le leader de l’UPC est cette fois convaincu qu’il peut emmener le président sortant vers un second tour plus incertain. « Il est absolument inconcevable, après avoir parcouru tout le Burkina Faso, de penser avoir un vainqueur au premier tour », a déclaré Zéphirin Diabré. A condition, selon lui, que l’élection se déroule équitablement…

Source : africanews.com

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