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L’Afrique du Sud voit l’avenir en bleu myrtille

L’Afrique du Sud s’est lancée dans la culture prometteuse des myrtilles, petit fruit bourré d’antioxydants et de vitamine C, en forte demande mondiale.

De 600 tonnes produites en 2008, le pays devrait passer à 24 000 tonnes cette année, principalement à destination de l’Europe et de la Grande-Bretagne dont les étals, en hiver, sont riches de barquettes pleines de la petite baie bleutée.

« Nous avons beaucoup de variétés et un fruit de belle qualité« , s’enorgueillit Elzette Schutte, directrice de l’Association des producteurs sud-africains de fruits rouges.

L’Afrique du Sud reste un producteur modeste de myrtilles, face aux géants que sont le Canada et les Etats-Unis, mais se positionne pour obtenir des marchés en Chine et en Corée du Sud, qui permettraient encore de faire croître la production.

« Nous sommes plus près de l’Europe que (nos concurrents) le Pérou ou le Chili. On s’attend encore à une demande internationale plus forte, parallèle à la reconnaissance des vertus nutritives de ce fruit« , explique Elzette Schutte.

La valeur des exportations du petit fruit acidulé est passée de 7 millions d’euros en 2013 à plus de 55 millions en 2018, selon des statistiques gouvernementales. Des exportations qui n’ont pas été freinées par la pandémie de coronavirus.

– Gourmandise bleutée et coûteuse –

La plupart des myrtilliers sud-africains poussent dans la province du Cap Occidental, où se trouve aussi le prestigieux vignoble sud-africain et la ville portuaire du Cap.

Plus de 2 700 hectares sont plantés dans la province, contre seulement 261 il y a cinq ans.

Les myrtilles sont « une des productions d’horticulture qui connaît la plus grande croissance en Afrique du Sud« , confirme Pieter Zietsman, directeur de l’unité « fruits rouges » de la société pépiniériste Top Fruit.

Mais, si i les myrtilles représentent un meilleur retour sur investissement que beaucoup d’autres fruits, elles « coûtent très cher en investissements initiaux« , explique Pieter Zietsman. Il faut en effet au moins 20 hectares pour lancer une production rentable, puis débourser 1,6 million d’euros pour semer cette surface.

La consommation locale devrait aussi monter en puissance, ce qui permettrait de planter des espèces moins coûteuses, estime la filiale.

Source : africanews.com

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