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La Tunisie, bastion du handball africain

Les aigles de Carthage feront leur entrée au championnat du monde de handball masculin vendredi face à la Pologne en Egypte. Les Tunisiens qui participent à leur 14 e édition consécutive ont des arguments à faire valoir.

Le pays est devenu la référence de la discipline sur le continent. Et a souvent figuré dans le top 10 mondial.

« Les années 90 ont vu la révolution du handball. J’appelle cela une révolution parce que les infrastructures ont beaucoup changé, la stratégie ainsi que la politique de l’Etat ont changé. Quand on parle de changement dans la politique, on parle de centres de formation et de promotion, de clubs ciblés et d’entraîneurs« , explique Riadh Sanaa, le coach des gardiens de but de la sélection tunisienne.

Ce sport s’est développé grâce à « la multiplication des installations sportives et à la politique encourageante de l’Etat« , au point d’en faire le deuxième sport le plus populaire dans ce pays du Maghreb après le football, explique fièrement l’entraîneur.

Des centres de formations qui portent des fruits

Depuis sa création en 1956, la fédération tunisienne est devenue la plus titrée d’Afrique, avec dix titres continentaux, le dernier en date en 2018. Vice-champions d’Afrique 2020, battue par l’Egypte, l’un de leurs deux rivaux historiques avec l’Algérie, les « Aigles de Carthage » profitent à plein de la stratégie de formation mise en place dans les années 1990.

L’Etat tunisien a alors créé des centres de formation au sein de clubs dans les villes côtières du nord-est du pays. Obligés de leur consacrer 20 % de leur budget, ces clubs sont devenus des « pépinières pour les jeunes », souligne le journaliste sportif Hatem ben Emna.

« Le handball en Tunisie a une histoire. Nous avons gagné beaucoup de titres africains. Nous avons été présents à tous les récents championnats du monde et nous faisons partie des 15 meilleures équipes du monde. La Tunisie a toujours été classée entre la 10e et la 15e place mondiale », souligne Sami Saidi, l’entraîneur de la sélection nationale.

Le pays a participé aux deux derniers JO (8e en 2012, 12e en 2006), mais n’est jamais jusqu’ici monté sur le podium d’un Mondial, échouant en 2005 d’un but (26 – 25) face à la France pour la médaille de bronze dans « son » Mondial.

Mais au-delà du résultat final, Sami Saïdi appelle à profiter de ce Mondial organisé en Egypte voisine pour « attirer plus d’enfants et leur faire aimer ce sport« , à travers notamment « des tournois pour les enfants, pour découvrir les jeunes talents ».

Les Tunisiens affronteront notamment, outre la Pologne, le Brésil le 17 janvier et l’Espagne deux jours plus tard.

Source : africanews.com

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