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La difficile fin de règne de Jacob Zuma

L’ancien président sud-africain Jacob Zuma ne se présentera pas lundi 18 janvier 2021 devant la commission d’enquête chargée d’entendre sa version dans l’affaire de la Capture de l’Etat.

C’est un énième refus formulé par ses avocats qui ont saisi en décembre la Haute cour de Pretoria pour écarter le juge Raymond Zondo. Ils attendent désormais qu’elle se prononce avant d’envisager le retour de leur client devant la commission. De son côté, la commission avait saisi la Cour constitutionnelle pour tenter d’obliger Jacob Zuma à témoigner. Sa décision reste attendue par toutes les parties. Pendant ce temps, Le juge Zondo n’a pas encore réagi à l’annonce, de l’absence de Jacob Zuma la semaine prochaine devant la commission d’enquête.

Vendredi, la commission d’enquête a suspendu une audition en cours, annonçant que le juge Zondo devait s’isoler après avoir été informé que l’un de ses proches collaborateurs avait été testé positif au Covid-19.

Première audition devant la commission enquête

Après des mois à jouer au chat et à la souris, Zuma s’était finalement présenté en novembre 2019 mais n’avait pas pris la parole. Ses avocats avaient alors formellement demandé que Raymond Zondo se récuse, réclamant un juge impartial, ce que ce dernier avait refusé.

Englué dans les scandales, l’ancien président Zuma a été poussé à la démission en 2018 et remplacé par Cyril Ramaphosa. Tout avait commencé en 2016, avec la publication d’un rapport public sur la Capture de l’Etat par l’ancienne médiatrice de la République Thuli Madonsela.

Un volumineux rapport de 355 pages, dans lesquel, le président Jacob Zuma est accusé d’avoir favorisé la prise de contrôle de l’Afrique du Sud par les frères Gupta, aidés par son fils Duduzane Zuma, tout en étant lui-même très impliqué dans réseau politico-familial qui a bénéficié, à la fois, à sa famille proche, ses partisans et aux Guptas.

Deux ans plus tard, une commission d’enquête qui avait été nommée par Zuma lui-même, a ouvert le dossier. Elle devait initialement siéger jusqu’en mars 2020, mais devra demander une prolongation car certaines auditions n’ont pu avoir lieu en raison de la pandémie de Covid-19.

Source : africanews.com

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