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Île Maurice :  »le gouvernement a échoué dans sa tâche » opposition

La mobilisation était moins nombreuse qu’en août dernier, mais tout de même ce samedi, des milliers de Mauriciens ont répondu à l’appel de l’opposition et de mouvements citoyens, pour demander le départ du gouvernement.

Arvin Boolell, député, du Parti Travailliste et chef de l’opposition parlementaire avec Bruno Laurette, sont les instigateurs de cette marche. Selon lui, le gouvernement de Pravind Jugnauth a failli à la tâche.

Aujourd’hui les fléaux de la drogue, de la corruption et de la drogue sont des problèmes épineux, que le gouvernement n’arrive malheureusement pas à résoudre. La démocratie ne fonctionne pas comme elle le devrait, il y a un problème sur ce que l’on appelle la tyrannie du nombre au Parlement, il y a la dimension de la politique qui est devenue l’outil de l’exécutif. Donc il y a beaucoup de choses qui vont mal et la population en a marre explique Arvin Boolell.

Après la démission du ministre des Affaires étrangères le 6 février dernier, le leader de l’opposition dénonce un dysfonctionnement des institutions du pays.

Si je reprends les paroles de l’ancien ministre des Affaires Etrangères qui vient de soumettre sa démission et qui était aussi le secrétaire général du parti du Premier ministre, il a dit que la situation est extrêmement grave, qu’il y a un dysfonctionnement, que les institutions sont cadenassées et que le Premier ministre vit dans une tour d’ivoire, il n’est pas accessible.

La mobilisation a touché tous les secteurs et les partis traditionnels de l’opposition, à l’unanimité.

Le vœu de l’électorat, c’est que l’île Maurice redevienne ce qu’elle a toujours été : un modèle de développement, de co-existence pacifique, modèle d’écologie où il fait bon vivre. Et nous sommes déçus, car nous avons un Premier ministre et un gouvernement qui ont failli lamentablement.

En août dernier, une manifestation historique, rassemblant là aussi des milliers de personnes, s’était tenue à Port-Louis. Les Mauriciens s’étaient mobilisés après la marée noire causée par le naufrage du Wakashio. Les revendications allaient déjà au-delà de la crise écologique qui touchait alors le pays.

Source : africanews.com

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