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Football: voici l’origine du nom ‘Les Lions Indomptables’

L’histoire remonte à 1902, dans le village Nebolen, arrondissement de Ndikiniméki, département du Mbam et Inoubou, région du Centre. Après la mort de son père, Maniben Tombi, devient chef du village et constitue une armée aux pouvoirs mystiques, qui inflige une défaite cuisante aux troupes allemandes. Le capitaine allemand Hans Dominik emploie alors une ruse et parvient à capturer Maniben Tombi, avec la complicité de son épouse.

Au moment où il est conduit en prison, il indique à son épouse en langue Banen : «Je reviendrai. Ne ferme pas la porte de la maison». Le chef Maniben Tombi est transféré à la prison de Bonanjo à Douala, où il refuse de s’alimenter.
Maniben Tombi qui rugit dans sa cellule comme un lion, exige plutôt une tête humaine comme repas. Le capitaine Hans Dominik, décide donc de transférer ce prisonnier dangereux, en Allemagne. Mais à peine, il aperçoit la mer, Maniben Tombi, s’enfuit. Les soldats allemands qui sont à ses trousses, ouvrent le feu et Maniben Tombi se transforme en lion noir et s’échappe. Quelques temps plus tard, dans son village, une pluie diluvienne, accompagnée d’une tempête survient. L’épouse de Maniben Tombi, barricade alors la porte. Or lorsque le lion noir, revient à son domicile comme il l’avait annoncé, il ne parvient pas y accéder à son domicile, la porte étant fermée. Maniben Tombi, se réfugie alors dans en forêt.

Le conte se termine pendant la décennie 70, au cours d’une discussion, entre l’ancien chef de l’Etat, Ahmadou Ahidjo et son épouse. Cette dernière, lui conte le récit précédent et lui suggère de baptiser l’équipe nationale de football du Cameroun, «Lion indomptable», en référence au «Lion noir» Banen. Ce qui fit le cas selon la pièce. Une salve d’applaudissements surgit alors, de la salle, où un maigre public, assistait à la représentation théâtrale au centre culturel français de Douala.

Sango, l’acteur qui incarnait le chef Maniben Tombi dans la pièce, a particulièrement été applaudi par le public pour sa maîtrise de la langue Banen, bien qu’ayant un père Douala. «Ce spectacle a été créé en six mois. Mais nous l’avons véritablement réalisé pendant 16 jours. Nous avons mis en pratique une restitution d’écriture de la jeune Pamela Banimbeck Koube», explique le metteur en scène Jonas Inbom. Comme l’acteur principal, les autres membres de la troupe, sont issus de diverses régions du Cameroun.

Source : Camerounweb.com

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