Culture

Festival d’El Gouna : le cinéma malgré la covid

La quatrième édition du Festival du film d’El Gouna a été lancée ce vendredi dans la station balnéaire égyptienne, sur les bords de la mer Rouge.

En dépit de la pandémie de coronavirus, de nombreux acteurs égyptiens et étrangers étaient présents pour la soirée d’ouverture.

Pour pouvoir appliquer efficacement les gestes barrières, les lieux de vie du festival ont vu leur capacité d’accueil réduite de moitié, tant en intérieur qu’en extérieur.

« J’étais plutôt inquiet, j’étais favorable à un report, confirme Naguib Sawiris, fondateur du Festival d’El Gouna. Mais les organisateurs m’ont convaincu. Il fallait maintenir le festival pour assurer la continuité du travail accompli depuis quatre ans mais aussi pour défier cette pandémie. La vie doit continuer, il n’est pas possible que cette maladie prenne le dessus sur la vie, sur la culture, l’art, le cinéma qui portent un message très fort. »

L’organisation de cette édition 2020 a relevé de défi même si les restrictions de voyage et les mesures sanitaires imposées dans chaque pays ont retardé voir empêché la présence de certains acteurs culturels internationaux.

« Hier, un groupe de personnes n’a pu prendre son vol parce que leur PCR s’est révélé positif. Au total, une vingtaine de personnes ne se sont pas présentées à l’aéroport, des gens qui voulaient venir, qui sont toujours venus mais qui n’ont pas pu venir en raison de la situation sanitaire, expliqueIntishal al Timimi, directeur du GFF_. Oui, il y a des craintes, mais il y a aussi une énorme envie pour que ceux qui sont venus apprécient l’expérience. »_

Le festival est devenu en quatre ans un rendez-vous culturel incontournable du monde arabe.
Il met en contact les cinéastes de la région avec leurs homologues internationaux.

Comme Saïd Taghmaoui, le célèbre acteur franco-marocain, habitué de la douceur égyptienne :

« C’est un grand signe envoyé au monde d’être ici, c’est un peu « Retournons à la vie normale ». Toutes ces choses nous manquent, cela n’a rien à voir avec l’Égypte. C’est le monde entier qui ressent cela. J’arrive de Paris, en France, ou ils ferment tout à nouveau. Etre ici, c’est envoyer un grand signal au monde, parce que la vie doit continuer son cours et c’est un peu d’air, un peu de respiration, c’est agréable, c’est rafraîchissant. Alors, je suis heureux d’être ici. »

Véritable catalyseur pour le développement du cinéma dans le monde arabe, le festival d’El Gouna s’engage à mettre en lumière de nouvelles voix.

Source : africanews.com

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