Economie

En panne d’investisseurs, le Botswana révise ses lois sur l’immigration

À l’heure de la mondialisation et de l’ouverture des frontières prônées par l’Union africaine, le Botswana espère tirer pleinement profit des investissements étrangers. Un changement de vision pour Gaborone qui n’a pas toujours eu des lois souples sur l’immigration.

Désormais, ce sera chose effective. En début de semaine, le président Mokgweetsi Masisi, arrivé au pouvoir le 1er avril, a annoncé un assouplissement de la politique d’immigration et du système de visa du pays, avec pour perspective l’attraction des investisseurs étrangers directs.

“Nous avons décidé de procéder à un réajustement majeur et à une réorientation de notre politique d’immigration”, a déclaré mardi le président Masisi lors d’une rencontre avec des opérateurs du tourisme à Francistown, la deuxième plus grande ville du pays.

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“Les employeurs et les investisseurs dont nous avons besoin ont du mal à obtenir des visas ou des permis de séjour et de travail. Nous souhaitons faire en sorte que l’obtention de ces permis soit facilitée le plus rapidement possible”, a-t-il concédé, sans pour autant donner une échéance.

Contrôler le chômage

Entre 2010 et 2013, le Botswana, pays riche en diamant et doté d’un fort potentiel touristique a durci ses conditions de visa et d’investissement dans le pays. Cela a sérieusement endommagé l’image du Botswana dans l’environnement des affaires et ralentit la croissance du secteur privé.

En démontre les chiffres du Groupe de la Banque mondiale sur le climat des affaires dans le monde publiés fin 2017. De la 21e place, le pays a chuté à la 81e place sur 190 pays. “Une grande préoccupation et nous devons redoubler d’efforts pour attirer et faciliter l’installation des entreprises au Botswana”, a reconnu le chef de l’Etat.

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Autre conséquence de la faiblesse des investissements, la crise dans le secteur privé, qui induit une flambée du chômage. À ce propos, le gouvernement promet de créer davantage d’emplois, en renforçant bien sûr, les investissements privés.

Source : africanews.com

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