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Des pays africains victimes de leur insolvabilité à l’ONU

Des pays privés de droit de vote. La décision prise par le secrétaire général des nations unies est tombée lundi. Des Etats dont les dettes auprès de l’ONU sont jugées insoutenables.

Aux Nations unies, le respect des engagements financiers semble être une règle à respecter. Sept pays viennent de faire les frais du non-respect de ce principe sacro-saint.

Ils sont tombés sous le coup de l’article 19 de la Charte des Nations unies de qui prévoit ‘’ une suspension du droit de vote à l’Assemblée générale pour tout pays dont le montant des arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées’’.

Parmi ces ‘’mauvais payeurs’’ se trouvent, le Niger, la Libye et la République Centrafricaine.

Ces pays doivent payer une partie de leur ardoise avant de recouvrir leur droit de vote cette année. Le Niger, actuellement membre non-permanent du Conseil de sécurité, devra verser 6.733 dollars ; la Libye 705.391 dollars et la Centrafrique 29.395 dollars. Selon les données contenues dans la lettre envoyée au président de l’Assemblée générale, Volkan Bozkir par Antonio Guterres.

La République du Congo a aussi été sanctionnée. Brazzaville doit verser 90.844 dollars pour récupérer son droit de vote. Le Soudan du Sud (22.804 dollars) et le Zimbabwe (81.770 dollars).

Alors que les Comores, Sao Tomé-et-Principe et la Somalie sont en sursis. En effet, si ces pays sont aussi sous le coup de l’article 19 de la Charte des Nations Unies, ils continueront à voter. Et pour cause, ‘’ leur dette, étant due à des circonstances indépendantes de leur volonté’’, souligne le patron de l’ONU.

Outre ces africains, l’Iran fait partie aussi des pays frappées par la mesure.

Le budget annuel de fonctionnement de l’ONU est d’environ 3,2 milliards de dollars. Celui des opérations de paix, séparé, atteint quelque 6,5 milliards de dollars.

Source : africanews.com

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