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Chine : lourdes condamnations dans un trafic de pangolins avec le Nigeria

En Chine, un tribunal a ordonné l’emprisonnement de 17 personnes déclarées coupables d’un trafic illégal d’écailles de pangolin en provenance du Nigéria et estimé à 28 millions de dollars.

Les trafiquants avaient importé 23 tonnes d’écailles entre 2018 et 2019. Certains lots étaient dissimulés dans des livraisons de gingembre, selon l’acte d’accusation. Deux hommes, identifiés comme les « cerveaux du trafic », ont été condamnés à 13 et 14 ans de prison ferme. Le tribunal populaire de la ville de Wenzhou, dans l’est du pays, a également ordonné des peines allant de 15 mois à 12 ans de réclusions pour les autres prévenus.

Le pangolin est l’animal le plus pourchassé par les braconniers et les trafiquants dans le monde. Ses écailles sont prisées dans la médecine chinoise pour ses vertus curatives, non démontrées scientifiquement. Elle peut atteindre des prix très élevés.

Lien vers le coronavirus ?

Les huit espèces de pangolin sont protégées par les législations nationales et couvertes par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Pourtant, des milliers d’animaux sont saisis chaque année et même si certains d’entre eux sont retrouvés vivants, leurs chances de survie sont faibles en raison des conditions de transport très difficiles et de leur remise en liberté dans des environnements inadaptés.

Certaines études suggèrent également que l’écaille pourrait avoir été l’hôte intermédiaire qui a transmis le coronavirus à l’homme lorsqu’il est apparu pour la première fois sur un marché de la ville chinoise de Wuhan en 2019.

Démantèlement d’un réseau de trafic d’ivoire

Au cours des derniers mois, la Chine a interdit la vente d’animaux sauvages pour la consommation alimentaire, invoquant le risque de maladies transmissibles à l’homme, mais ce commerce reste légal à des fins de recherche scientifique ou pour la médecine traditionnelle.

Depuis, la Chine a interdit la vente d’animaux sauvages pour l’alimentation dans ces marchés. En décembre, le pays a déclaré avoir démantelé le plus grand réseau de contrebande d’ivoire, qui importaient d’Afrique de l’Ouest des défenses d’éléphants d’une valeur de plusieurs millions de dollars.

Source : africanews.com

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