Sport

CHAN 2020: un ‘fiasco organisationnel’ décelé

A l’heure du bilan, notre confrère note avec satisfaction les stades flamboyants, mais pointe une organisation tatillonne.

Le sixième Championnat d’Afrique des nations des footballeurs locaux est désormais dans le rétroviseur. En attendant la grande CAN, prévue en janvier 2022 au Cameroun, l’heure est au bilan de cette première grande compétition de football organisée en Afrique à l’ère du COVID-19.

«CHAN 2020: Stades flamboyants, fiasco organisationnel». C’est le titre qui figure en grande Une du journal Repères disponible ce lundi 8 février 2021.

Notre confrère fait remarquer que la qualité des infrastructures sportives a donné un éclat particulier à cet évènement. Notamment le stade de Japoma de Douala nouvellement construit, le stade de la Réunification de la même ville ainsi que le stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, réhabilités et enfin le stade omnisports de Limbe, qui sont des infrastructures ultramodernes, lit-on.

A cela, il faut ajouter une sécurité sans fausse note à l’extérieur des stades, assurée par les forces de sécurité et de défense. Et ce, dans un climat marqué par des menaces des groupes séparatistes de perturber l’évènement.

Pour le reste, soutient l’hebdomadaire, l’organisation a été tatillonne. Le ministre de Sports et de l’Education Physique (MINSEP), Narcisse Mouelle Kombi, par ailleurs président du Comité local d’organisation, «a pris le soin d’écarter tout le monde pour rester aux commandes de l’évènement avec ses lieutenants. A cet effet, le MINSEP a fait de la gestion des Lions A’ une affaire personnelle, après avoir par un tacle irrégulier, mis hors-jeu la FECAFOOT en violation du décret présidentiel de septembre 2014 relative à la gestion des sélections nationales», développe le journal.

Au sujet de la commission communication par exemple, dirigée par l’ancien journaliste Abel Mbengue, Repères pense que c’est «la catastrophe, le naufrage».

«La consommation de son budget a produit comme éléments visibles une piteuse campagne d’affichage et quelques supports imprimés au forceps. Pas de page Facebook dédiée, pas de Twitter consacré, un site internet construit à une dizaine de millions de FCFA et finalement laissé à l’abandon. Au final, la commission communication s’apparentait davantage à une cellule de communication du MINSEP», dénonce notre confrère.

Le journal pointe aussi l’exclusion de nombreux journalistes pour «incompatibilité avec le MINSEP ou le président de la commission» et des sorties inopportunes de M. Abel Mbengue «qui a été à l’origine des polémiques comme sa charge contre Samuel Eto’o sur RFI».

Concernant la billetterie, Repères parle d’un «autre flop», au point où la CAF a dû activer un plan B. Car, lit-on, en dehors du ministre et de son équipe restreinte, personne d’autre, et même pas la CAF, ne connait avec exactitude, le nombre de billets émis, dont la vente de surcroit a fait l’objet de trafics divers.

Enfin, l’hebdomadaire revient aussi sur la polémique autour des tests COVID-19 de la RDC, qui a poussé les Léopards à saisir la FIFA d’une plainte.

Source : Camerounweb.com

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page