Culture

Bamako, capitale de la deuxième édition du festival AG’NA

C’est sur cette île perdue au milieu du fleuve Niger, dans la ville de Koulikoro, que s’est tenue pour la deuxième fois le festival AG’NA, qui signifie « la culture » en langue tamasheq.

Directeur du festival AG’NA, Manny Ansar, est le fondateur du légendaire festival dans le désert de Tombouctou. Il a fait renaître son mythique festival disparu depuis 2012 tout près de la capitale malienne, Bamako, sur une île de sable qui lui rappelle son désert natal. « Ce festival est né d’une idée d’emporter un peu du festival du désert au sud du Mali parce qu’on ne peut pas le tenir pour le moment à Tombouctou. On a trouvé un endroit où on retrouve un peu le désert au milieu du fleuve Niger, à Koulikoro, à quelques kilomètres de Bamako. Les artistes du nord du Mali, des camps des réfugiés, et du sud se retrouvent comme ils le faisaient à Tombouctou ».

Les amateurs de musique déplorent la disparition du mythique Festival au Désert, qui était une énorme attraction touristique. Un festival qui a vu le brassage culturel des peuples du nord et du sud du Mali, àl’image du groupe Songhoy Blues. Celui-ci fut fondé à Bamako en 2012 par des musiciens qui ont quitté leurs villes natales du Nord : Kidal, Gao et Tombouctou, après l’installation de la loi Charia, car ils ne pouvaient plus faire la musique.

Ayant gagné en renommée internationale, Songhoy Blues a récemment donné son premier concert à Tombouctou. « Ces gens avaient la nostalgie de l’événementiel. Cela a manqué depuis des années car il n’y avait pas de festival là-bas. C’est plus que nécessaire pour eux d’avoir de la musique près d’eux. Tombouctou était que même un grand carrefour de la musique », déclare Manny Ansar.

Tout comme Songhoy Blues, le jeune Kader Terhanine, étoile montante de la musique touarègue, est devenu l’un des artistes les plus aimés du Mali. Son rêve est de se produire un jour devant ses fans au mythique Festival au Désert. « Je fais de la musique pour tout le monde, la musique n’a pas de frontière. Aujourd’hui, je joue à Koulikoro, mais je voudrais jouer librement aussi à Kidal, Menaka, Gao ou Tombouctou. Espérons que la paix revienne bientôt, et avec elle les événements et aussi les activités économiques« .

Source : africanews.com

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