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Au Soudan, un Noël copte peu festif pour les réfugiés éthiopiens

A l’approche du Noël copte, difficile de trouver ce qu’il faut pour fêter la fin de l’année comme d’habitude.

Dans un marché proche du camp de réfugiés d’Oum Raquba au Soudan, les Ethiopiens ayant fui le conflit dans leur pays se démènent pour trouver de la nourriture à prix abordable et les produits essentiels pour un Noël copte loin d’être festif cette année.

« Tout est très cher ici« , se lamente Haftoun Gabramikail, un réfugié qui tente de faire ses courses au marché près du camp d’Oum Raquba, situé à environ 80 kilomètres de la frontière avec l’Ethiopie. « Je veux juste acheter de l’agneau, du sucre et du lait ou quoi que ce soit d’autre. C’est Noël.« 

60 000 réfugiés au Soudan

A l’instar de nombreux coptes ailleurs, ceux vivant dans des camps de réfugiés sommaires et insalubres situés à quelques kilomètres de la frontière avec l’Ethiopie se préparent à célébrer Noël loin de chez eux et, pour beaucoup, loin de leur famille et de leurs proches.

Elsa, également réfugiée, marchande à quelques pas de là avec un vendeur soudanais exposant ses produits sur le sol. Au cœur de leurs vives tractations: le prix d’une assiette et d’une cuillère. « Je veux simplement essayer d’acheter quelque chose avec le peu d’argent que j’ai« , confie-t-elle.

Depuis début novembre, quelques 60 000 personnes ont trouvé refuge au Soudan depuis le début des affrontements au Tigré. Les conditions de vie dans les centres d’accueils y sont très difficiles.

« Vivre en paix »

« La demande a particulièrement augmenté du fait des célébrations des chrétiens coptes éthiopiens« , explique Mahmoud Abdelrahman, un commerçant soudanais installé sur ce marché d’Oum Raquba depuis une semaine seulement.

Plusieurs réfugiés ont acheté des chèvres et des agneaux qui doivent être abattus après la messe mercredi soir. Mais pour beaucoup, comme Tesfay Macho, qui vit à Oum Raquba depuis près de deux mois, les poches sont vides à l’approche des célébrations. »Je veux acheter de la viande mais les prix sont trop élevés« , regrette-t-il, expliquant avoir fini par se rabattre sur de la volaille après être parvenu à trouver six personnes pour en partager le coût.

Malgré ces épreuves, certains réfugiés essaient de voir le bon côté des choses: « Au moins, nous avons un abri et nous vivons en paix« , confie Elsa, tenant en main l’assiette qu’elle a fini par acheter après un long marchandage.

Source : africanews.com

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