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Yasmina Ouégnin :  » Aucun député de l’opposition n’est comptable de ce qui se passe actuellement à l’Assemblée « 

Les députés des groupes parlementaires de l’opposition, Vox Populi, Rassemblement et PDCI-RDA ont fait un point de presse ce mardi 16 juillet 2019, au siège du PDCI à Cocody. Nous vous proposons quelques propos tenus lors de ce point de presse, par Yasmina Ouégnin, au nom du Groupe parlementaire Vox Populi.

Les députés des trois (03) Groupes parlementaires : PDCI-RDA, Vox populi, Rassemblement, ces députés seront présents ce jeudi à l’Assemblée. Pour ce jeudi, c’est une commission permanente qui se réunit mais pas la plénière. Une commission, c’est que quarante (40) membres. Les séances en commission d’ailleurs sont publiques, les journalistes, la société civile, l’Ivoirien lambda peut également aller à la galerie et assister tant qu’ils ne troublent pas l’ordre et la quiétude de la Commission.

C’est ouvert. Tout le monde peut venir pour se rendre compte de ce qui se passe réellement à l’Assemblée nationale. Le vrai problème, c’est que des gens ignorent parfois ce qui se passe à l’Assemblée nationale. Nous, on entend dire que les ordonnances ont été votées à l’unanimité alors qu’une ordonnance émane de l’exécutif. C’est l’exécutif qui décide et non l’Assemblée qui décide de l’ordonnance. Et c’est peut-être six (06) ou huit (08) mois après ou à la fin de l’année que l’ordonnance vient à l’Assemblée pour être ratifiée.

Pour mémoire, Je suis à mon deuxième mandat, il n’y a jamais eu l’unanimité. Donc une quarantaine de députés doivent siéger en Commission, la Commission permanente des Affaires générales et institutionnelles. Je tiens à rappeler comme vous le savez si bien que depuis le mois d’avril, ouverture de la session ordinaire, les Groupes parlementaires de l’opposition ne siègent ni au Bureau de l’Assemblée nationale ni dans les Bureaux de Commission. Aujourd’hui, nous nous posons la question, il n’y a eu aucune conférence des présidents.

D’où vient-il qu’un texte figure dans le calendrier des travaux parlementaires ? Aucun membre des trois (03) Groupes parlementaires ici représentés ne siège dans le Bureau. C’est le Bureau illégal, illégitime qui définit lui-même son calendrier, le calendrier qu’il veut, qui met le texte qu’il veut. Aucun membre de l’opposition parlementaire n’est comptable de tout ce qui se passe actuellement dans l’Assemblée nationale.
En dehors des observations, qu’est-ce que les députés élus sous l’égide de cette CEI lui reprochent ?

Moi Yasmina Ouégnin personnellement, j’ai été député depuis 2011. J’étais membre du Groupe parlementaire PDCI-RDA. On ne peut pas demander par exemple à des députés de 2017 pourquoi ils ne vont pas se plaindre alors qu’un texte a été voté en 2013-2014. Le débat existe toujours. Quand en mai 2014, un collectif de 29 députés composés de députés du Groupe parlementaire PDCI-RDA et de députés du Groupe parlementaire indépendant de l’époque qui s’appelait “Espérance” ont déposé une requête au niveau du Conseil constitutionnel.

Nous étions en mai 2014 et étions en train de dénoncer le texte qui venait d’être adopté à la majorité à l’Assemblée nationale de 2014. Nous avions déposé un recours. C’était le président Francis Wodié qui était le président du Conseil constitutionnel à l’époque. Et le 17 juin 2014, nous avons été déboutés déjà. Et les députés se plaignaient du fait que la composition avec 17 membres ne permettait pas une ancienneté. On était en train de se demander pourquoi l’Etat a été surreprésenté dans la Commission électorale indépendante (CEI).

Et nous avons été déboutés. Les données ont changé. Depuis la fameuse Constitution de 2016, nous avons également aujourd’hui un président de la République qui peut être en plus un président de parti politique alors que déjà en 2014, il ne l’est pas. Il n’avait pas ce droit. Parce qu’on trouvait que l’Etat et l’exécutif étaient surreprésentés. Aujourd’hui, ce n’est plus une question d’Etat à l’exécutif mais c’est le parti au pouvoir qui est surreprésenté.

Et puis, les trois (03) Groupes parlementaires de l’opposition que nous sommes, nous passons notre temps à expliquer aux populations que notre combat, c’est pour des règles, c’est pour le respect des droits. C’est pour les règlements. C’est pour que justement le droit s’applique à tout le monde. Aujourd’hui, nous avons cette décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, nous ne pouvons que respecter cette décision. Elle s’impose.”

Source : Rumeurs d’Abidjan.net

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