Tunisie : le chauffeur de bus, principal responsable de la collision mortelle à Jebel Jelloud

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D’après les résultats des enquêtes ordonnées par le ministre du Transport, le chauffeur de bus est le premier responsable de l’accident survenu le 28 décembre dans la région de Jebel Jelloud, qui a fait 5 morts et 54 blessés.

En cause, sa « conduite à une vitesse excessive », non adaptée au danger que représentaient la route et l’intersection, explique un communiqué publié mercredi 4 janvier par le ministère du Transport et repris par l’agence TAP. Le chauffeur du bus n’aurait pas pris « les précautions nécessaires » au niveau de l’intersection de la ligne ferroviaire avec la route nationale n°1, « ne s’est pas rendu compte des signaux lumineux et sonores du train » et « n’a pas respecté le code de la route », ajoute le texte.

Le rapport final sur les circonstances de l’accident souligne également des causes indirectes à la collision, comme le retard pris par la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) dans la réparation des barrières automatiques et la signalisation lumineuse en panne, dû à une accumulation d’eau au niveau de la ligne ferroviaire depuis plus de 20 jours.

« L’’horaire du passage du train n’a pas non plus été pris en compte pour garantir la sécurité en la présence d’un agent de chemins de fer, ce dernier commençant son travail à 7h00 du matin – alors que le train passe à 6h15 », ajoute le communiqué.

Mesures de prévention

D’après le rapport, la SNCFT avait pris plusieurs « mesures exceptionnelles » pour renforcer la sécurité et le bon fonctionnement de ses trains, mais ces mesures sont « insuffisantes et ont contribué indirectement à cet accident. »

Outre les travaux aux niveaux des barrières automatiques et des signalisations, le ministère du Transport a annoncé qu’il prendrait, en collaboration avec  les municipalités et le ministère de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, de nouvelles mesures de prévention comme l’affectation d’un gardien aux endroits les plus dangereux et les moins équipés, ou encore la « réduction de la vitesse des trains à 15 km/h aux passages à niveau. »

Jeune Afrique

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