Sénégal : le groupe indien Jindal signe un contrat de vente d’électricité avec la Senelec

125

Le groupe indien Jindal Steel & Power va construire un centrale électrique de 350 mégawats au Sénégal, pour un coût estimé à 520 milliards de F CFA (près de 790 millions d’euros). L’électricité produite sera cédée à la Senelec pour un tiers du prix moyen payé d’ordinaire par la compagnie nationale.

Le groupe indien Jindal Steel & Power, qui a signé un contrat d’achat d’énergie avec la société sénégalaise d’électricité, Senelec, ce vendredi 06 février, va construire une centrale à charbon d’une capacité de 350 mégawatts (MW), à Kayar, dans la région de Thiès, comme l’avait dévoilé Jeune Afrique.

Le coût de cette centrale – composée de deux unités d’une puissance de 175 MW – est estimé à 520 milliards de F CFA (792,8 millions d’euros). Il sera assuré exclusivement par la partie indienne. L’électricité produite par JSPL va être à la Senelec au prix très compétitif de 63,75 F CFA le kilowatt-heure – contre un prix moyen de 200 F CFA le kWh pour l’énergie produite par les centrales à gaz locales.

Le contrat liant les deux parties prévoit que la première unité de production sera mise en service au bout de 27 mois, la seconde trois mois plus tard. Le projet inclut également la construction d’hôpitaux et d’écoles au bénéfice des populations situées dans la zone d’accueil de la centrale.

Aboutissement

Pour Milind Oza, le président de Jindal Sénégal, c’est l’aboutissement heureux d’un processus de deux ans. « Nous avons choisi ce pays, comme première implantation en Afrique de l’Ouest, [parce qu’il] présente beaucoup d’atouts et [qu’il] a aujourd’hui besoin de ce projet de centrale électrique », a-t-il affirmé, ajoutant espérer que la centrale de Kayar règlera les problèmes énergétiques du Sénégal. Ce pays souffre en effet d’un important déficit électrique depuis plusieurs années.

« Il n’y a aucun risque de pollution », ont affirmé pour leur part les dirgeants de la Senelec, insistant sur l’adhésion du Sénégal aux normes de la Banque mondiale en matière de protection de l’environnement.

Jeune Afrique

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here