Pour Albert Dzongang : « Le Laakam n’a pas vocation à pleurnicher et veut tout simplement qu’il y ait des règles claires.»

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Contrairement à l’opinion publique qui a vu d’un mauvais œil, la sortie du Laakam, le Président de la Dynamique, parti politique de l’opposition pense qu’ils réclament ce que les textes prévoient.

La Radio Balafon émettant depuis Douala a saisi la sortie du Laakam la semaine dernière, pour organiser un débat sur l’équilibre régionale au Cameroun. L’un des membres de cette association, Albert Dzongang par ailleurs censeur était invité au débat et a fait des déclarations fortes.

« Le Laakam n’a pas vocation à pleurnicher. Les Bamilékés tels que je les connais sont des cueilleurs. C’est-à-dire qu’ils montent sur l’arbre et trient les fruits ! Ce ne sont pas des ramasseurs des restes  des fruits mangés par les singes. On veut tout simplement qu’il y ait des règles claires. Si tous les 10 premiers candidats à un concours sont de Mvomeka’a pourquoi ne pas les prendre ? Et méfiez-vous ! O ne parle de l’origine de quelqu’un que quand il échoue. Si vous êtes quelque part et que vous réussissez  les gens ne vont même pas demander  d’où vous venez. On va vous adopter on va vous aimer », a-t-il dit.

Tout en pensant qu’on ne peut pas développer un pays sur la base de l’équilibre régional, Albert Dzongang souligne que c’est d’ailleurs un leurre au Cameroun. « C’est un piège à cons. Si ceux qui prétendent pratiquer cet équilibre l’équilibraient vraiment on n’en serait pas là », ajoute-t-il.

Puisant dans l’histoire, l’ancien militant du RDPC, poursuit en rappelant que « Même Ahidjo qui n’a pas été longtemps à l’école avait décidé qu’il n’y aurait pas l’équilibre régional  aux concours d’entrée à l’Ecole normale,  à Polytechnique et à l’Ecole de médecine ».

À l’époque militant du parti au pouvoir, il dit s’être battu pour qu’on n’inscrive pas cela dans la loi fondamentale du Cameroun. « Je me suis battu en 1996 pour qu’on n’empoisonne pas notre constitution avec cette notion d’autochtones, allogènes, et d’équilibre régional qui en réalité est un faux équilibre ».

L’ancien Député à l’Assemblée nationale  a fini pas être victime en 1987 de ce qu’il appelle lui-même « faux équilibre », au sein du parti de Paul Biya. Toujours selon lui, cette affaire d’équilibre régional est l’une des causes de sa démission au sein du parti des flammes.

Dimanche prochain, l’un des plénipotentiaires et signataire de la correspondance du Laakam, le Pr Shanda Tome est l’invité de Rodrigue TONGUE dans le cadre de l’émission l’Arène.

LeBledParle.com

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