Mehdi Mostefa – AS Béziers: « arrêter la sélection sur un 8e de finale face à l’Allemagne, c’était l’idéal »

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Mehdi Mostefa, l’un des partisans de la belle épopée algérienne lors du Mondial 2014, continue de fouler les pelouses du coté de l’AS Béziers en Ligue 2, malgré ses 35 ans passés. Dans une interview exclusive accordée à Orange Football Club, l’homme aux 26 sélections avec les Fennecs est revenu sur son passage en sélection, les raisons de sa retraite internationale, mais aussi sur ses ambitions avec son nouveau club. OFC: Vous avez annoncé en 2017 votre retraite internationale.. Et si vous nous parliez des raisons qui vous ont poussés à prendre cette décision ?                                       Ben disons que ça faisait déjà un petit moment que j’étais plus en sélection, plus précisément depuis que Christian Gourcuff avait ait pris l’équipe après la Coupe du Monde,  alors que moi je fais plus partie de l’ère Halilodzic. J’ai attendu, j’aurais pu raccrocher les crampons un peu avant la fin de carrière mais j’ai préféré attendre un peu. Finalement je me suis dit que finir sur un 8ème de finale contre l’Allemagne en sélection était pas mal donc je me voyais pas revenir, d’autant plus avec la jeunesse derrière qui pousse !   Vous avez évolué avec l’Algérie de 2010 à 2014, que retiendrez-vous de votre passage chez les « Verts » ? Je retiens plein de choses. J’ai passé 4 années formidables,  qui se sont terminées en apothéose avec la Coupe du Monde. J’ai pu voir les progrès qui ont été réalisés au niveau de la Fédération Algérienne, mais je retiens surtout que tout un peuple était derrière son équipe. Il y a eu des bons moments, d’autres plus compliqués mais surtout des bons moments, notamment cette Coupe du Monde au Brésil avec un super groupe. Beaucoup de joueurs ont arrêté juste après. On était vraiment une famille, et  chaque fois qu’on partait en sélection c’était vraiment pour voir la famille. Super expérience, inoubliable, et c’est vraiment ce que je retiendrai de ma carrière de footballeur.   L’Algérie n’arrive pas à remporter la Coupe d’Afrique des nations depuis 1990, pourquoi selon vous ? La coupe d’Afrique est une compétition qui est vraiment très compliquée avec des joueurs très athlétiques et très forts physiquement. En Afrique subsaharienne c’est vraiment compliqué, surtout pour des joueurs maghrébins. Le jeu est différent, on s’appuie surtout sur des phases de jeu et sommes plus fébriles dans les phases arrêtées, les coups de pieds arrêtés, tout ce qui est duel etc… Mettre le jeu en place sur des petits terrains, qui sont aussi parfois compliqués, c’est pas toujours évident ! Je pense qu’on était pas assez configurés pour jouer dans cette coupe là. Il faut rapidement retrouver les duels et l’impact physique pour pouvoir rivaliser avec des grandes équipes comme le Cameroun !   Quel est votre favori pour le sacre final lors de la CAN Cameroun 2019 ? Ah alors là je pense qu’il va y avoir beaucoup d’équipes qui vont prétendre au titre, mais pourquoi pas voir une équipe maghrébine qui arriverait à se hisser dans le dernier carré et créer la surprise ? Après vous savez, c’est toujours aléatoire, quand je vois que la Zambie a remporté le titre il y a quelques années ( 2012 NDLR ), ou même le scenario du mondial cet été, il devient difficile de faire des pronostics ! Après il y aura toujours les grosses grosses équipes comme la Côte d’Ivoire, le Cameroun et l’Egypte qui resteront les favoris pour le titre final. On a vu lors de ce mondial que les pays africains ont leur mot à dire et ont progressé, voilà pourquoi je pense que ce sera vraiment une belle coupe d’Afrique !   Quelles sont vos ambitions pour les prochaines années ? C’est vrai que je me pose la question de plus en plus, à 35 ans on sait qu’on arrive sur la fin… C’est passé tellement vite… Aujourd’hui j’essaie d’avoir un autre rôle dans le vestiaire du club où je suis arrivé. J’essaie e parler aux jeunes, comme moi j’écoutais les conseils des anciens quand j’ai débuté ma carrière professionnelle, et qui me disaient « attention ça passe vite, ça passe vite ! ». Et moi j’avoue que je les croyais moyennement, mais aujourd’hui je réalise à quel point c’est vrai. Pour la suite, je reconnais que même si au début je ne voulais pas entendre parler de devenir un jour entraîneur, je me rends compte que je prends de plus en plus de plaisir à conseiller mes coéquipiers, et à être plus attentif sur le plan tactique. Pourquoi pas essayer de rester dans le milieu donc, avec d’autres joueurs qui sont aussi en fin de carrière et devenus de vrais amis. Après, c’est sur qu’on ne peut pas s’improviser entraîneur, même si on a joué au foot, il faut avoir la fibre ! Il faudra voir si j’ai les capacités, car parfois les entraîneurs font même de plus belles carrières que celles que quand étaient joueurs ! Ce sera à moi de voir après la fin de ma carrière, car je n’ai pas l’intention d’arrêter tout de suite!

StarAfrica.com

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