Machines à voter en RDC: l’audit britannique en panne

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L’accord pour cet audit avait été annoncé mi-avril après une rencontre entre la ministre britannique en charge de l’Afrique, Harriet Baldwin et le vice-président de la Céni, Norbert Basengezi. De source diplomatique, c’était d’ailleurs la Commission qui avait fait la proposition. Dans la foulée, il y eut quelques échanges de courrier et puis plus rien…

Résultat, l’équipe d’experts britanniques dépêchée à Kinshasa en fin de semaine dernière ne peut pas travailler, faute d’autorisation de la Céni, et risque de repartir bredouille. « Cet audit ne figure pas dans le calendrier électoral », justifie Corneille Naanga, le président de la Commission…

Y a-t-il donc eu « malentendu » ? « Je le crains », répond-il. Il assure rester « ouvert à un audit » mais à condition qu’il soit confié à un acteur qui présente des « garanties de neutralité ». Pas par des pays, dit-il « dont on connait déjà l’avis sur la machine ». Entre-temps, les Britanniques ont eux aussi clarifié leur position. Pas question pour eux de « certifier » formellement cette machine à voter, mais plutôt « d’identifier les possibles failles » du système pour faire des « recommandations ».

Est-ce qui a bloqué ? Le scénario rappelle ce qui s’était passé avec le groupe d’experts internationaux censé appuyer la Céni en cette période électorale. Sa création avait été actée en septembre dernier à l’assemblée générale des Nations unies. Mais une fois arrivé en RDC, le groupe d’experts n’a jamais pu travailler.

Des machines à voter controversées

Par ailleurs, la livraison des premières machines à voter n’a toujours pas débuté. Une délégation de la Céni serait actuellement en Corée du Sud, où se trouve la société Miru qui doit les fabriquer, pour réaliser « un audit qualité » selon Corneille Naanga. Début avril, la commission électorale avait publiquement déclaré qu’elle n’apportait aucun « soutien officiel » ni aucune « garantie » sur l’utilisation de cette machine controversée.

Enfin, une ong basée en Argentine, branche locale de Transparency international a écrit la semaine dernière à la société civile congolaise pour la mettre en garde contre cet outil. En 2016, les autorités argentines avaient tenté de recourir à l’utilisation des machines de la société sud-coréenne Miru, avant -sous les critiques- d’y renoncer.

CamerounWeb.com

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