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Libye : deux enfants tués par des roquettes au sud de Tripoli (ministère de la Santé)

Deux enfants ont été tués mardi dans la chute de roquettes sur leur maison au sud de la capitale libyenne, théâtre d’affrontements meurtriers depuis avril, selon le ministère de la Santé du Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU.

Trois autres personnes de la même famille ont été blessés —une autre enfant et les deux parents— dans le quartier résidentiel de Salaheddine, au sud de Tripoli, a précisé à l’AFP le porte-parole du ministère, Al-Amin al-Hachemi.

Les forces du GNA ont accusé les troupes du maréchal Khalifa Haftar d‘être derrière les tirs de roquettes, qualifiant de “criminel de guerre” l’homme fort de l’est libyen qui mène depuis avril une offensive pour s’emparer de Tripoli, où est basé le GNA.

Plus tôt, Amnesty International (AI) a déploré que de nombreux civils libyens soient pris “entre deux feux” dans la bataille qui fait rage depuis près de sept mois autour de la capitale libyenne, évoquant de possibles “crimes de guerre”.

“Les belligérants qui prennent part à la bataille de Tripoli tuent et mutilent de très nombreux civils en lançant des attaques” à l’aveugle et en utilisant “tout un arsenal d’armes explosives imprécises dans des zones urbaines peuplées”, a déclaré dans un rapport l’ONG basée à Londres.

Les combats ont fait au moins 1.093 morts et 5.752 blessés, dont des dizaines de civils, et forcé plus de 128.000 personnes à quitter leur foyer, selon un bilan de l’ONU en juillet.

“De très nombreux civils sont tués et blessés, les deux camps utilisant un véritable arsenal –-des missiles non guidés du régime (de Mouammar) Kadhafi aux missiles guidés modernes tirés par drones–- lors d’attaques susceptibles de constituer des crimes de guerre”, a déclaré Brian Castner, conseiller à AI.

7 enfants tués en deux semaines

L’ONG dit s‘être rendue sur 33 sites visés par des frappes à Tripoli et aux alentours, notamment un aéroport, des écoles et des hôpitaux de fortune, faisant état de preuves de possibles crimes de guerre imputables aux deux camps.

Selon Amnesty, l’attaque “la plus meurtrière” a été une frappe de missile près de l’aéroport international fermé de Tripoli, le 27 juillet, contre un hôpital de fortune qui a tué cinq médecins et sauveteurs et en a blessé huit autres. 

La semaine derrière, trois enfants ont été tués et huit personnes blessées dans une frappe aérienne contre un quartier résidentiel au sud-est de Tripoli. Le GNA ainsi que la mission de l’ONU en Libye avaient accusé les forces pro-Haftar d’avoir mené le raid.

Dans un communiqué, l’Unicef a fait état de 7 enfants tués en deux semaines, sans compter ceux de mardi. “Les enfants ne sont pas une cible et doivent être protégés à tout moment, où qu’ils soient. Les parties au conflit doivent s’abstenir de s’attaquer aux infrastructures civiles, notamment les maisons, les écoles, les hôpitaux”, a ajouté l’organisation.

Le porte-parole des forces du maréchal Haftar, Ahmed al-Mesmari, a fait état mardi de raids aériens contre des sites militaires et des “dépôts d’armes”, sans autre précision.

AFP

Source : africanews.com

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