France, À l`hôpital, une patiente violée par un infirmier

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Une jeune femme de 32 ans a porté plainte pour viol contre un infirmier de l’Hôpital américain de Neuilly. Ce dernier, déjà condamné pour agression sexuelle, aurait en effet profité que la patiente soit en quasi état léthargique sous prise de médicaments pour abuser d’elle. Un drame qui relance encore une fois la question de la réinsertion pour les coupables de violences sexuelles et de la récidive.

Ce jeudi 9 mars, nos confrères du Parisien faisaient part du drame vécu par une patiente de l’Hôpital américain de Neuilly en février dernier. En effet, alors que la jeune femme, qui souffre notamment d’épilepsie, doit être hospitalisée quelques jours, cette dernière est victime d’abus sexuels de la part d’un soignant. Tout commence le 1er février. Les médecins du prestigieux hôpital prescrivent à la trentenaire un lourd traitement médicamenteux pour apaiser ses maux. C’est l’infirmier de garde qui, tous les soirs, est en charge de lui faire prendre ses médicaments.

« Désolé ma belle »

Le 4 février, soit 3 jours à peine après son admission dans le service hospitalier, le compagnon de la jeune femme quitte sa chambre aux alentours de 22 heures, laissant sa moitié dans les bras de Morphée. C’est alors que la patiente sent des mains effleurer sa peau ainsi qu’un corps sur le sien mais, groggy par les médicaments, cette dernière se trouve dans l’incapacité physique de réagir. A son réveil, la jeune femme doute, a-t-elle été victime d’hallucination ou ses souvenirs sont-ils bien réels ? En regardant son téléphone, elle découvre alors un sms provenant d’un correspondant inconnu, « Désolé ma belle ».

Le doute s’installe alors chez la jeune patiente mais son médecin est formel, le traitement administré ne provoque en aucun cas des hallucinations. La jeune femme décide donc de porter plainte pour viol auprès de la police qui remonte très vite à l’expéditeur du fameux SMS, qui se trouve être l’infirmier de garde. D’ailleurs, ce dernier, âgé de 49 ans, n’est pas inconnu des services de police puisque 7 ans auparavant, il avait déjà été condamné pour agression sexuelle sur une personne se trouvant dans l’incapacité de se défendre.

Des traces de sperme

Arrêté, l’accusé nie tout en bloc. Selon lui, le sms « Désolé ma belle » a été envoyé pour s’excuser d’avoir refusé les avances de la patiente. Pourtant, une source proche de dossier a révélé au Parisien qu’ « il y a des traces de sperme et les échantillons sont en cours d’analyse ». Le 14 février, l’infirmer a été mis en examen pour viol. L’hôpital américain de Neuilly s’est quant à lui rapidement dégagé de toute responsabilité dans cette sordide affaire, « lorsque l’hôpital a eu connaissance des accusations extrêmement graves portées à l’encontre d’un de ses salariés et de l’enquête de police, il a immédiatement mis à pied à titre conservatoire le salarié mis en cause, puis a procédé à son licenciement. »

Selon un rapport de l’Institut national d’études démographiques (INED), toutes les 9 minutes, une femme subirait un viol ou une tentative de viol en France. Ainsi, chaque année, près de 600 000 femmes et 200 000 hommes sont victimes de violences sexuelles. Ces résultats, déjà très alarmants, seraient pourtant en dessous de la réalité puisque nombreuses sont les victimes d’agression ou de viol qui se terrent dans le silence par honte ou par peur.

Selon ce même rapport, un tiers des viols se dérouleraient au sein même du cercle familial. Pourtant, aujourd’hui, beaucoup s’interrogent sur la question de la récidive des personnes déjà condamnées pour agression sexuelle. Laurent Wauquiez, Président des Républicains, a même proposé de légiférer pour rendre la castration chimique obligatoire pour les violeurs. Bien que de nombreux psychologues affirment que la castration chimique ne soit pas une solution en soit, le débat prend pourtant de l’ampleur.

Source: aufeminin.com

Photo d’illsutration

afrik53.com

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