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Epervier: acculé, Nganou Djoumessi se prononce sur les surfacturations

Selon des informations relayées par le journal Essingan, l’autoroute Yaoundé-Douala atteindra un cout de 11 millions de Dollar par kilomètres (contre 3, 5 millions de dollars en Côte-D’ivoire, 3 millions au Maroc). Quant à l’autoroute Yaoundé-Nsimalen ce sera 6, 12 millions de dollars par kilomètres. La construction de la phase I de la pénétrante est de la ville de Douala longue de 10 km, a englouti la somme de 70 milliards de FCFA, au lieu des 47 milliards de Fcfa qui étaient prévus au départ .Le même gonflement de budget a été observé lors du projet de construction de la pénétrante ouest de la capitale économique du Cameroun. Au lieu des 54 milliards de FCFA qui étaient prévus, c’es près de 60 milliards de Fcfa qui ont été engloutis dans la construction de cette infrastructure routière longue de 13 km.

Interpellé lors du récent conseil de cabinet sur les surfacturations citées plus haut, et sur plusieurs autres observées dans différents projets routiers, Emmanuel Nganou Djoumessi explique que «le renchérissement des couts des travaux routiers est principale dû aux insuffisances observés dans la réalisation des études techniques et géotechniques. A cela s’ajoute les contraintes inhérentes à la fiscalité, aux indemnisations et déplacements des réseaux, les incertitudes dans les délais de paiement des entreprises, le recours ou non à la concurrence dans l’attribution des marchés ainsi que l’évolution des prix des principaux intrants tels que le ciment, le fer, le bitume et les granulats». Renseigne t-il, avant d’ajouter que le gouvernement réfléchit urgemment à une stratégie qui permettrait d’éviter de manière systématique ces nombreux dysfonctionnement dans les prochains chantiers routiers. Nganou Djoumessi révèle que ladite stratégie intégrera «l’adoption d’une nouvelle approche de fixation des prix unitaires fondée sur des prix moyens pratiqués, la réalisation de la commande publique sur la base des études techniques rigoureuses et conformes aux critères de maturation des projets d’investissements, le redimensionnement des routes pour diminuer le cout des terrassements et des chaussées, la promotion des contrats public-privé dans la construction, la mise en œuvre d’une industrie routière inclusive fondée sur la promotion de quelques champions nationaux»

Source : Camerounweb.com

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