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Dialogue de Biya: depuis Kondengui, Ayuk Tabe pose ses conditions

Le leader anglophone et président de l’Etat fictif de l’Ambazonie, Sisiku Ayuk Tabe, a rendu public une déclaration établissant les conditions d’un dialogue. Ces conditions sont, entre autres, la libération de tous les détenus anglophones, le retrait des troupes gouvernementales, des administrateurs et des fonctionnaires des régions anglophones.

Dans son message écrit depuis la prison centrale de Kondengui, il a insisté sur le fait que pour que le dialogue se poursuive, certaines conditions telles qu’un cessez-le-feu, le retrait des troupes militaires des régions anglophones par le gouvernement, devraient être appliquées.

Il a mentionné que pour que le dialogue soit efficace, les parties impliquées doivent évaluer l’origine du conflit, les parties avec lesquelles elles doivent dialoguer, les conditions du dialogue, le lieu et les questions en jeu.

Déclarant vouloir une implication internationale dans le règlement de leurs différends, Sisiku a déclaré que les parties au dialogue avec le gouvernement du Cameroun, les séparatistes, les Nations Unies en tant qu’arbitre, les observateurs étrangers tels que le Royaume-Uni, l’Union africaine, le Commonwealth, l’Union européenne et la CEDEAO devraient y participer.

En plus de faire pression pour une représentation égale sur la plate-forme de dialogue, Sisiku a demandé que tous les pourparlers se déroulent au siège de l’ONU à Genève, à Addis-Abeba ou aux États-Unis pour des raisons de sécurité.

Le gouvernement camerounais a également posé des conditions préalables au dialogue sur les troubles qui a commencé depuis 2016. Le Premier ministre Dion Ngute, en mission dans les régions anglophones, a déclaré que le Président Paul Biya était prêt pour un dialogue, initié uniquement par le gouvernement, à condition que la séparation ne soit pas discutée. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji sur une chaîne de télévision française a déclaré que le gouvernement était prêt pour le dialogue mais pas pour discuter de la forme de l’Etat.

Tandis que les deux parties continuent leurs affrontements à distances, le nombre de morts augmente progressivement par rapport au chiffre initial de 1870 révélé par le groupe Human Rights Watch. Plus de 500 000 personnes ont été déplacées à la suite du conflit, dont plus de 40 000 ont cherché refuge au Nigéria.

Source : Camerounweb.com

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