Côte d’Ivoire : comment Jean-Marc Guillou veut « révolutionner » le foot ivoirien

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Véritable légende en Côte d’Ivoire depuis le lancement de l’académie MimoSifcom en 1994, Jean-Marc Guillou revient au pays des Eléphants. Jeudi, l’ancien international français a officiellement été nommé à la tête du projet « CJeune ».

En 1994, l’ASEC Mimosas et Jean-Marc Guillou lançaient l’académie MimoSifcom. Yaya Touré, Gervinho, Kolo Touré, Didier Zokora, Salomon Kalou… Rapidement, cette structure allait contribuer à l’émergence d’une génération dorée qui a fait le bonheur du football ivoirien pendant des années. Alors que les Eléphants sont en perte de vitesse depuis le sacre à la CAN 2015, voilà que Jean-Marc Guillou est à nouveau appelé à la rescousse, cette fois par la Fédération ivoirienne (FIF). Jeudi, l’ancien international français a officiellement été nommé à la tête du projet « CJeune« , présenté comme celui qui « révolutionner le football ivoirien« .

Dans le détail, ce projet «  vise à organiser sur l’ensemble du territoire national des compétitions de football pour les jeunes, regroupés par catégorie d’âge. Ces compétitions créeront un réservoir de joueurs talentueux qui pourront être orientés efficacement vers des centres de formation structurés et adaptés« , indique la FIF. « CJeune qui devient un Département de la FIF, va faire de la détection sur l’étendue du territoire national, inciter à la création de structures de formation et d’encadrement, pour suivre les meilleurs jeunes identifiés lors des compétitions. (…) La phase pilote débutera dans le District d’Abidjan, pour atteindre les villes de l’intérieur du pays à l’horizon 2030. »

Sory Diabaté justifie le choix Guillou

Père des académiciens et à l’origine de plusieurs structures sur tout le continent, notamment à Bamako au Mali et à Alger en Algérie (Paradou), Jean-Marc Guillou est persuadé de la réussite du projet. « Avec ce projet, je peux vous assurer que dans les quinze années à venir, la Côte d’Ivoire pourra figurer parmi la short-liste mondiale des meilleures nations de football« , a assuré l’homme de 72 ans. Pour le premier-vice présent de la FIF, Sory Diabaté, le choix de recourir au Français plutôt qu’à un local s’imposait.

« Si nous sommes allés chercher Jean-Marc Guillou, c’est parce que nous savons qu’il peut faire une formation de masse« , a souligné le dirigeant. « Nous avions un besoin et nous l’avons soumis à un technicien qui nous a proposé quelque chose. (…) Le président Sidy Diallo, dans son programme de campagne, avait fait du développement local, sa priorité. Mais nous nous sommes heurtés à un gros problème. Les compétitions de jeunes étaient financées par un partenaire qui s’est retiré. Ensuite, nous avons imaginé les Elites Jeunes, avec les U16 et U17. Ce n’était pas suffisant puisqu’elles ne concernaient pas le maximum. En 2013, on a essayé autre chose et on s’est rendu compte qu’en lieu et place des U17, l’on nous servait des 20 ans et plus. Et puis, beaucoup de clubs ne nous suivaient pas. Sans compter l’hostilité des centres de formation qui refusent de prendre des licences pour leurs jeunes joueurs. Ça faisait désordre. Voilà pourquoi nous avons sollicité Jean-Marc Guillou. » Un défi de taille pour le Français.

Afrik-Foot.com

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