Société

Cameroun : L’urgence de la concentration sur l’avenir et sur le devenir du MRC

La libération des militants et sympathisants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) au soir du Grand dialogue national initié par le président de la République est sans doute l’actualité politique la plus consommée au Cameroun.  

Logo du MRC

Le 5 octobre 2019 a marqué un moment capital vécu autant par des militants et des sympathisants de cette formation politique que par des journalistes nationaux et internationaux venus couvrir l’audience d’arrêt des poursuites judiciaires contre 102 clients.

Cette journée du 5 octobre 2019 est qualifiée d’historique dans le circuit de la vie du MRC, dont les membres ont sollicité, voire demandé la libération de leur leader et des alliés ayant participé, sans relâche, à la construction de leur capital de sympathie durant la période électorale d’octobre 2018. Cela fait donc un an que le scrutin présidentiel a eu lieu au Cameroun avec les soubresauts, les contingences et péripéties vécus. Au moment où le leader national du MRC, ses alliés politiques et des militants respirent l’air de la liberté, il est idoine de s’inspirer du paradigme de l’urgence de la pensée pour construire un nouveau processus de réalisation des objectifs, enjeux et défis pour l’avenir et le devenir du parti.

Le chantre de la théorisation de l’urgence de la pensée, lui-même, a évoqué, le jour de sa libération, un grand chantier à réaliser, celui de la lutte politique qui se présente à lui, à ses congénères et à ses camarades politiques. « Le grand chantier de la lutte politique que nous avons devant nous est la lutte pour le respect des droits civiques et citoyens et la révision du code électoral, afin que vous choisissiez les dirigeants que vous méritez. Et je compte sur vous pour m’aider dans cette lutte jusqu’au bout dans la paix ».

À la lumière de cette déclaration, il est urgent de se concentrer sur le levier du combat pour le respect des droits de vote, d’élection et d’éligibilité, ainsi que pour celui de l’expression des libertés individuelle et collective. La lutte pour la libération de 62 militants encore détenus dans les geôles des prisons camerounaises est le champ de bataille du leader, des alliés et du conseil de défense des militants interpellés dans le contexte des marches nationales à la résistance au hold-up électoral. Aussi est-il idoine, pour le MRC, de travailler à la continuité de la socialisation politique des militants à travers l’acquisition d’une culture politique.

Au regard de la notoriété et de la popularité acquises en sept ans d’existence, il est impératif, pour le MRC, de continuer de s’investir dans la dynamique de conquête de l’espace politique et, a fortiori, de celle de l’électorat pour la capitalisation des résultats probants lors des échéances électorales locales futures. D’ores et déjà, les fausses polémiques, les controverses de mauvais aloi, les intrigues de bas étage et les querelles entretenues sur la toile et, partant, sur l’espace public méritent d’être abandonnées au profit d’une besogne acharnée sur le terrain politique.

Après neuf mois d’usure de temps en milieu carcéral, le président national du MRC, ses alliés politiques et des cadres du directoire doivent, résolument, saisir la balle au bond et optimiser le jeu de la mobilisation dans les régions camerounaises. Question d’accroître le regain de sympathie et d’élever le taux de représentativité du parti dans l’arène politique. C’est l’urgence de la mobilité sur le terrain pour l’augmentation de la légitimité politique du parti.

À quelques mois du déroulement des élections locales, Maurice Kamto, Albert Dzongang, Alain Fogue, Michèle Ndoki, Célestin Djamen, Christian PendaEkoka, Paul Éric Kingue, Gaston Serval Abe et tous les membres du directoire sont astreints à remobiliser et à redéployer les troupes afin de susciter un degré d’engagement politique citoyen.

La prochaine bataille de la conquête de l’électorat aura lieu lors des législatives et des municipales 2020. Raison pour laquelle chacun(e) devrait s’investir, tous azimuts, dans le processus de la socialisation politique et de la captation de nouveaux militants dans plusieurs localités camerounaises. La concentration des têtes de proue sur tous les fiefs électoraux du pays est une équation à résoudre pour atteindre toutes les personnes appréhendées comme de potentiels électeurs.

L’urgence de la capitalisation et de la rentabilisation de la jeunesse active et militante du parti est une nécessité, vu la verve et le capital d’ingéniosité, de vélocité et de témérité des jeunes membres de l’Académie nationale de la renaissance. Tiriane Balbine Noah, Thierry Okala Ebode, Sosthène Médard Lipot, Olivier Bibou Nissack, Serge Éric Dzou, Arnaud Parfait Manga, Marie Flore Mboussi, Pascale Njitat sont, entre autres, des acteurs qui mouillent le maillot sur le terrain et qui sont prêts à pérenniser l’œuvre de l’engagement politique afin de convaincre leurs pairs d’adhérer aux idéaux et à la cause militante du parti.

L’urgence de la préservation de l’esprit MRC doit être de mise dans l’optique de la consolidation du socle de la résistance à toutes formes d’aspérités, de scories, de pesanteurs et d’affres dont sont victimes bien de personnes au pays. L’esprit de la contestation et de la protestation contre les maux qui minent le pays ne devrait pas être, désormais, mis sous le boisseau.

Fort au contraire, c’est en ce moment qu’il est urgent de capitaliser cet esprit dans le dessein de la lutte politique à laquelle le leader national a fait allusion dans sa déclaration politique après avoir été libéré le 5 octobre 2019. Il n’y a aucune prétention à l’exhaustivité des différents actes d’urgence que devrait réaliser le parti à long terme. Les membres du directoire s’y attelleront résolument et indéniablement.


Source : Lebledparle.com

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