Calixte Beyala : « Je ne suis pas dure vis-à-vis de Maurice Kamto ; mais je suis contre la malhonnêteté qui l’entoure…»

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Calixte Beyala était l’invitée du programme Décryptage le 15 février dernier, sur la chaine de télévision privée camerounaise Vision4. Au cours de cette émission, la romancière s’est exprimée sur les questions sociopolitiques camerounaises.

 La romancière a été questionnée sur certains sujets, notamment ses rapports d’avec les adeptes du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto. À ce sujet, la romancière a indiqué qu’elle n’a aucun problème avec le président du MRC lui-même, mais plutôt de l’attitude de ceux qui l’entourent : « Je ne suis pas dure vis-à-vis de Maurice Kamto. Je suis dure vis-à-vis des réactions passionnelles et presque gangstériques qu’elle provoquent. Je suis contre la malhonnêteté qui environne ses alentours. Ils sont violents, sont malhonnêtes, très violents, insultants, très grossiers. On dirait qu’ils ont un vocabulaire extrêmement réduit. Dont le champ lexical tourne autour du bas-ventre », a-t-elle expliqué.

D’après elle, les partisans de Cabral Libii et leur leader sont plus posés et respectueux. « Cabral Libii est le meilleur exemple pour les jeunes . Ses partisans ne sont pas violents. Ils sont plutot respectueux », a-t-elle mentionné.

En ouvrant une brèche sur le bilan de Paul Biya, l’écrivaine s’est plutôt montrée relative : « Il a entamé plein de chantiers à la fois. Il a essayé de désenclaver un peu partout. Sans faire du grandiose quelque part. Mais faire un tout petit peu. C’est la perception que j’en ai. Par exemple les gens te disent : « Ah oui Abidjan est mieux construit ». Mais quand vous avez enlevé Abidjan commente st le reste du pays ? Mais au Cameroun, vous avez un peu de routes bitumées, des hôpitaux, des écoles. C’est-à-dire qu’on aurait pu mieux faire si tout le monde y avait mis aussi de la bonne volonté. Parce que, un État ce n’est pas une personne, c’est un ensemble de personnes. Que ce soient les ministres ou les simples citoyens ». Argumente-t-elle

Pour conclure, Calixte Beyala fait une sorte de bilan de Paul Biya qu’elle estime acceptable : « Je n’ai pas dit que la gérance de Biya est fabuleuse, j’ai dit j’ai eu des avancées. On aurait pu mieux faire. Quand moi j’étais petite, on avait à peine quelques lycées. Aujourd’hui il y a des lycées à chaque coin de quartier. C’est lui qui les a bâtis. On ne peut pas lui enlever certaines choses. On ne peut pas lui enlever qu’auparavant il y avait quelques rues à Douala, aujourd’hui il y en a partout. Les gens quand ils en parlent, il n’y a pas de projections vis-à-vis du passé. Il a travaillé ce garçon. Mais il aurait pu mieux faire ».  

LeBledParle.com

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