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Attaques sécessionnistes à l’Ouest: un député RDPC déballe tout

L’honorable Joseph Fongang Confiance membre titulaire du comité central, ancien maire, ancien présidents de section de la grande mifi et ancien président de la section de mifi ouest décrypte les raisons de la défaite du rdpc dans la mifi lors de la présidentielle et propose des solutions pour les futures élections.

Bonjour Honorable Fongang Confiance et merci de répondre à nos questions. Vous avez été absent pour des raisons de maladie. Vous arrivez au moment où certains parlent de la présence des sécessionnistes dans la Mifi et à Bamougoum.

C’est moi qui vous remercie de l’opportunité que vous m’offrez. C’est une affaire de succession. Il n’y a aucun ambazonien ou sécessionniste dans la Mifi encore moins à Bamougoum. La maison qui a été brûlée a connue des problèmes de succession au point où le défunt Roi des Bamougoum avait même eu à intervenir. Les deux fils de cette concession ont toujours eu des problèmes de succession. Je peux vous rassurer qu’il n’y a pas d’ambazonien à Bamougoum encore moins dans la Mifi.

L’on a tout de même noté des attaques dans d’autres localités de la région de l’Ouest.

Vous savez que quand il y a des troubles les bandits profitent. J’ai toujours dis que les chefs traditionnels 1er, 2e et 3e degré, les Présidents des cellules, des comités de bases, des soussections doivent s’impliquer pour donner les renseignements aux sous-préfets, et autres autorités administratives. Ces ambazoniens sont dans les quartiers, ils sont connus. Ils ne viennent pas de la planète Mars.

Pendant votre longue maladie la Mifi a connu un grave échec à la présidentielle. Quelles peuvent être les causes de ce mauvais résultat du RDPC ?

Les responsables du RDPC de la Mifi doivent faire le porte à porte, ils doivent rendre visite aux malades et intervenir lorsque les militants sont en difficulté. Ils doivent assister aux deuils dans le département. Ils doivent approcher les pousseurs, moto-taximen, chauffeurs de taxi bref tout le monde. Quand on prend des gens qu’on nomme chargé de mission alors qu’ils ne connaissent pas le quartier ni le département. Les gens sont fâchés parce qu’on ne consulte pas la base. Consulter les autorités qui ont les dossiers et savent qui peut faire quoi.

Vous dites que le résultat n’a pas été bon parce que vos camarades n’ont pas bien travaillé ?

Oui en effet ils n’ont pas bien travaillé. Le Ministre ne peut pas lui seul faire le travail. Le Président Départemental ne peut pas à lui seul faire tout le travail parce qu’il a une très mauvaise équipe. Quand on nomme des chargés de mission, un chargé de mission doit connaître le terrain et tous les quartiers de son département. Mais quand on va ramasser quelqu’un qui est en retraite à Yaoundé et qui n’a jamais milité au RDPC, on le met chargé de mission c’est pour qu’il donne quel résultat ?

Le Premier Ministre est en mission dans le Nord-Ouest pour la paix. Quelle est votre analyse ?

Je salue cette décision et c’est la preuve que nous avons un grand Président de la République. Dans la recherche de la paix vous le savez Paul Biya a répondu aux préoccupations qui ont été posées. Il a même créé plusieurs commissions dans le souci de résoudre cette crise. Vous avez suivi le discours du Premier Ministre. Il a dit que le chef de l’Etat l’a envoyé. Vous comprenez que Paul Biya maîtrise la situation.

Certains pensent que les leaders avec qui on devait discuter sont en prison

Paul Biya a envoyé les gens sur le terrain. Il aura des nouvelles et en ce moment il va décider de ce qui faut faire dans l’intérêt de la nation camerounaise. Il peut même arriver qu’il libère les gens. Je vais même vous dire que la présence du Premier Ministre dans les régions anglophones est une étape du dialogue et la décision finale reviendra au Chef de l’Etat et vous le savez il n’y a pas deux Chefs d’Etat au Cameroun. L’unique c’est Paul Biya.

Que pensez-vous du rôle des élites et chefs traditionnels des régions anglophones dans le maintien de la paix ?

Quand on parle de l’OJRDPC, ils sont partout au Cameroun. L’OJRDPC, les chefs traditionnels 1er, 2e , 3e degré doivent dénoncer ce qui ne va pas aux autorités afin qu’on trouve des solutions. Les députés sont là pour faire quoi ? Les maires ? Nous avons la majorité. Tous doivent faire des dénonciations. Un maquisard ne peut pas entrer dans mon quartier et passer la nuit sans que je ne sois au courant.

Pensez-vous que la décentralisation soit une solution au problème que nous connaissons au Cameroun ?

La décentralisation est la bienvenue pour tous les Camerounais. D’ailleurs le Chef de l’Etat a bien réfléchi. Les vrais responsables doivent être candidat. Les candidats selon moi doivent avoir un domicile fixe dans la région de l’Ouest là où tu es candidat.

Avoir une activité avant d’être militant et non venir pour s’enrichir, avoir une bonne moralité. Quand tu ne mènes aucune activité tu es tout simplement un militant événementiel. Il faut être candidat quand tu sais que tu peux investir sans gêner les gens. Quand j’étais Maire j’ai construis six ponts à Bamougoum, des écoles, j’ai mis l’argent dans toutes les petites réunions pour que les militants puissent tourner, tu prêtes et tu remets c’est ça.

Après un an et demi d’absence sur la scène politique, quelles sont vos ambitions maintenant que vous avez la santé ?

Je suis un militant du RDPC et toutes les opportunités qui se présentent, je vais les exploiter ? Ça fait 30 ans que je suis militant. J’ai été Président du comité de base à Douala, Président de sous-section à Bamougoum, Président de section. Je suis allé pas à pas Conseiller Municipal, Maire, Député, Membre titulaire du comité central donc je n’ai pas failli.

Après 30 ans d’activité vous pensez que vous avez encore quelque chose à apporter ?

J’ai toujours apporté et je continue à apporter. Même étant malade j’avais laissé des consignes à ma famille de faire attention et de ne pas lâcher le RDPC. Même si on m’a enlevé on n’a pas pris mon cœur du RDPC. En passant je suis Membre titulaire désigné par le Président Paul Biya.

Que pensez-vous de l’affaire Congelcam qui divise ?

Je demande à mon petit frère de se réconcilier. On ne peut pas dire qu’on est militant et faire les problèmes avec la famille. Il faut se réconcilier. C’est la réconciliation main dans la main qui donne la force pour un bon résultat. La famille RDPC ça veut dire nous, avec le Ministre Kanté, avec Congelcam, on prend des dignitaires à Baleng, à Bafoussam et à Bamougoum pour une vraie réconciliation. Et que la commission départementale soit représentée par les fils de la Mifi. Il n’y a pas de cohésion entre les militants RDPC de la Mifi d’où l’échec. J’ai toujours demandé une réconciliation sincère.

C’est quoi le problème ?

Je ne sais pas et je suis dépassé. Même avec mon accident je croyais que les gens allaient se réconcilier après moi afin que le RDPC gagne les élections. La haine gratuite continue. Et je crois que cette haine c’est à Bamougoum. Parce que Bamougoum est trop divisé. Le Chef de l’Etat a nommé les fils de Bamougoum. Bamougoum devait prendre ça avec deux mains et dire merci. Maintenant que je suis rentré je dois leur demander qu’on se réunisse pour se réconcilier afin que la Mifi puisse avancer.

Que pensez-vous de la sortie de Fotso Victor vis-à-vis de Kamto ?

Je ne suis pas bien placé pour juger le père Fotso mais je pense que pour l’intérêt de notre parti la force c’est la réconciliation et dire non que de critiquer. Il devait dire que nous ne devons pas soutenir le MRC au détriment du RDPC. C’est ce qu’il devait dire.

Les Bamilekés n’ont-ils pas la lattitude de faire leur choix ? Pourquoi seulement le RDPC ?

: Parce qu’il est membre du comité central. Il doit défendre son parti le RDPC. Tu ne peux pas parler d’un autre parti à côté de moi. Je ne peux pas accepter. Même les gens se sont moqués de moi que j’ai fait l’accident au même moment avec Kontchou. On a évacué Kontchou on m’a laissé. Ce n’est pas ça qui peut me pousser à rejeter mon parti le RDPC.

Etes-vous d’accord avec Victor Fotso quand il pense que le Bamileké ne doit pas faire la politique pour viser le poste du Président de la République ?

Je ne suis pas d’accord avec lui parce que c’est le Président qui a créé le parti de Kamto. Il a accepté que ça existe. Kamto devait marcher seulement dans les règles de la République. Je ne peux pas aller contre un Décret que le Président a signé pour valider un parti politique. Le Bamiléké a le droit de briguer le poste qu’il veut dans le respect des lois de la République.

Que pensez-vous des problèmes à la Chefferie Bangou ?

Le vrai Chef c’est le fils de Sinkam tout le monde le sait. Ce n’est plus un secret. L’autre est imposé par une élite. Et je me demande ce que l’élite cherche dans la tradition alors qu’il n’est pas prince. En tout cas la vérité est que le fils de Sinkam c’est lui le Chef de Bangou. Merci à la République Presse.

Source : Camerounweb.com

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